26-07 - 31-07-2016

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Pier Giorgio Frassati: Prions pour avoir une volonté forte!

2016-04-21 / Festiwal Młodych


Entretien avec Wanda Gawrońska, petite-nièce du Bienheureux Pier Giorgio Frassatiego. 

Nous savons déjà que les reliques du bienheureux Pier Giorgio Frassati seront à Cracovie le temps des Journées mondiales de la Jeunesse. Pourquoi est-il important que la jeunesse apprenne à connaître Pier Giorgio ?  

Wanda Gawrońska: C’est une grande joie de savoir que Pier Giorgio sera à Cracovie! À votre question répond le pape François lui-même, dans son message pour les JMJ, en donnant justement Frassati comme acteur de la miséricorde. En faisant la connaissance de Pier Giorgio, les jeunes découvriront un ami, qui incarne tout ce qu’ils cherchent au fond de leur cœur : la vie, vécue pleinement ! Ils découvriront qu’ils peuvent accéder à cette vie, tout comme lui l’a fait, en menant une vie tout à fait normale ; qu’il ne faut pas essayer de fuir, il faut faire confiance à Dieu, et accepter ce qu’il nous donne de vivre. Les jeunes se rendront compte que c’est à travers l’amitié avec le Christ qu’ils seront pleinement libres et que leur vie sera une « merveilleuse aventure » - comme la vie de Pier Giorgio, décrite par Jean-Paul II. La jeunesse peut s’identifier à Pierre Giorgio : jeune, sportif, beau, amoureux de l’alpinisme. Il a affronté les mêmes problèmes que rencontrent les jeunes d’aujourd’hui : le passage d’examens, les situations amoureuses, les parents au bord de la séparation…

Pensez-vous que Pier Giorgio serait heureux d’être présent aux JMJ?

Pour sûr ! Il sera parmi les siens et se sentira l’un des leurs. Sa passion était l’évangélisation. C’est pour cela qu’il serait ravi, car il retrouverait ici, par exemple, ses amis de la « Compagnie des types louches », présents dans le monde entier. De nouveau il proposerait, comme de son vivant : « Je souhaiterais que nous fassions tous une alliance, illimitée dans le temps, et sans frontières : l’unité dans la prière… »
Il avait des pensées à la fois très simples, mais également concrètes et cohérentes, convaincu que notre vie d’ici-bas nous conduit vers la vie à venir. C’est pour cela que chaque décision prise doit être guidée, en pensant à Dieu. Les JMJ sont l’occasion d’en parler avec les jeunes et de leur donner le courage d’oser aspirer à des idéaux.

En se recueillant sur la tombe de Pier Giorgio, qu’est-ce que les jeunes doivent garder à l’esprit?

C’est une question difficile, il y a tant de choses à dire! Mais ce à quoi Pier Giorgio les éveille le plus, c’est indubitablement la prière ! La prière était pour lui très importante et même indispensable. Il était capable de passer une nuit entière à adorer le Saint Sacrement, et en sortant de l’église, il allait dans la montagne. Il portait toujours un chapelet dans sa poche, il priait avec tous les jours. Il y a une très belle lettre écrite à un de ses amis, dans laquelle Pier Giorgio a écrit : « Quelle grâce d’être catholique ! Pauvres et malheureux sont ceux qui n’ont pas la foi : la vie sans foi, sans patrimoine ou héritage qu’on défend, sans détention d’une vérité quelconque dans un combat incessant, tout cela ce n’est pas une vie, mais un état végétatif ».

Les jeunes gens qui sont amenés à faire des choix dans leur vie, sont confrontés à des dilemmes… 

Pier Giorgio peut entraîner les jeunes avec son grand enthousiasme, et leur montrer la beauté de notre vie, de ce monde que Dieu a créé. Il nous apprend qu’il faut en profiter le plus possible, à chaque moment, mais qu’il faut le faire toujours dans le sens de Dieu. Il témoigne aussi de la joie et de la liberté que procure la foi, puisque tous les choix qu’il a faits, étaient libres. Il ne se préoccupait pas de ce que les autres disaient, il ne prêtait pas attention à leurs opinions. Il allait simplement, et savait où le chemin le menait.
Lorsque Pier Giorgio quitta l’université, un de ses amis le questionnait sur ses projets pour l’avenir : il allait devenir ingénieur dans les mines, mais il lui a écrit « si Dieu le permet, je veux défendre les vraies valeurs ». Cela signifiait devenir apôtre. C’est donc pour cela que je pense qu’il sera heureux d’être ici parmi vous, parmi les jeunes ! Ce qui est important, c’est que Pier Giorgio a écrit cette lettre en mai 1925, deux mois avant sa mort. Ainsi, Dieu lui a-t-il laissé un grand champ d’action : depuis les cieux il peut intercéder pour le monde. Et les JMJ sont aussi  une belle récompense pour les actions qu’il a entreprises.

En quoi Pier Giorgio peut-il aider les jeunes, dans ce dont ils ont le plus besoin? 

Avant tout, lorsqu’ils prieront Pier Giorgio, les jeunes pourront prier pour avoir une forte volonté. Pier Giogrio écrivait plusieurs fois à ses amis: « Priez pour moi, afin que je puisse fortifier ma volonté, afin que je ne trahisse ni n’abandonne les projets de Dieu ». L’homme peut tout avoir, et croire en ce qu’il veut, mais s’il n’a pas la volonté et le libre-arbitre, sa vie est difficile. Les jeunes doivent alors prier pour cela.

Comment Pier Giorgio a-t-il transmis la Miséricorde au long de sa vie ?

Par tous les moyens. Naturellement, il a aidé les personnes qui souffraient, les gens pauvres. Au temps de la grippe espagnole, il s’occupait des malades. Il était convaincu qu’on doit mettre notre santé au service de ceux qui sont dans le besoin, ou bien c’est comme si on perdait ce grand don de Dieu. C’est en transmettant ces convictions, qu’il est mort à l’âge de 24 ans, contaminé par le virus de la maladie de Heine-Medin.
Mais il faut dire qu’il a aussi témoigné de la Miséricorde autour de lui, partout où il allait, par exemple à l’université, avec ses amis, ou bien dans les associations de travailleurs. Lorsque quelqu’un avait besoin d’un livre quelconque il proposait volontiers son exemplaire, il défendait aussi les droits des travailleurs. Même à la montagne : il aimait l’alpinisme. Les alpinistes disent que s’il n’était pas un ascensionniste hors-pair, c’est juste parce qu’il attendait toujours ceux qui escaladaient avec difficulté, il les aidait, il et n’allait pas seul quand les autres ne pouvaient pas le suivre. Telle était sa vie. Il disait que Jésus venait à lui chaque jour à travers la Sainte Communion, alors il lui était redevable en allant en retour vers les pauvres de Dieu. Pier Giorgio visitait les nécessiteux, les souffrants dans les hôpitaux, il sentait alors que c’était comme s’il allait vers le Christ. Il racontait qu’autour des souffrants et des pauvres, il voyait une lumière, que nous, nous n’avons pas. Et je pense qu’il a réellement vu le Christ.

Il ne remarquait pas que la souffrance physique...

Il disait toujours à ses amis : « Lorsque vous visitez les malades, n’oubliez jamais de leur donner une parole d’espérance, car l’absence de foi ou d’espérance serait pour eux la plus grande pauvreté ». Il faisait tout pour ces nécessiteux. Il ne leur donnait pas seulement de l’argent – lui-même n’en avait pas beaucoup, puisque ses parents ne lui donnaient que de quoi financer le transport par tramway et la nourriture -  mais il aidait aussi lors de fréquents déménagements, il accompagnait les enfants à l’école, il visitait les prisonniers… Il y a un magnifique témoignage d’un homme sortant de prison, pour qui Pier Giorgio a trouvé un emploi. Il a tout fait pour eux, il était un infaillible soutien. À son enterrement, tous le pleuraient sincèrement. Pour Pier Giorgio, la plus belle preuve de miséricorde c’était de partager la bonté, et de rendre la dignité. Ses dernières pensées sur son lit de mort étaient dirigées vers les plus pauvres de ceux dont il s’occupait. Il voulait s’assurer que les malades auraient bien des vaccins.

Pourquoi est-il important de connaître l’histoire et de faire la rencontre de Pier Giorgio aux JMJ? 

Grâce à cela, nous pouvons comprendre que la sainteté est accessible à tous, et Pier Giorgio peut, par son exemple, y inciter, et cela promet être passionnant ! Il a réussi, alors pourquoi n’essayerions-nous pas ? Il nous y aiderait sûrement ! Et il sait qu’il peut compter sur cette génération.

Entretien réalisé par Zofia Świerczyńska
Traduction Cécile Pelczynski

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