26-07 - 31-07-2016

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Résumé du discours du pape François lors de la Veillée de prière

2016-07-31 / News



Samedi soir, 30 juillet, au Campus Misericordiae, le pape François s'est adressé aux deux millions de personnes présentes à Brzegi, près de Cracovie, pour veiller avec lui en priant et en chantant la gloire du Seigneur. Venus du monde entier, les pèlerins ont écouté les paroles du Saint-Père avec attention et recueillement.

« Il est beau d'être ici avec vous. Rand de la Syrie nous a demandé de prier pour son pays bien-aimé qui est en guerre. C'est le meilleur commencement possible pour cette veillée: une prière.

Nous venons de différentes parties du monde et cela veut dire que nous avons des expériences différentes, mais à partir d'aujourd'hui, la guerre et la douleur ne sont plus seulement qu'une nouvelle de la presse, mais elles ont un nom et un visage concret.

Il ne doit plus jamais arriver que nos frères soient entourés par la mort et la tuerie parce qu'il n'y a rien de plus précieux que la personne qui est à côté de soi. Je remercie Natalia et Miguel pour le témoignage de leur vie, de leur guerre intérieure qui est le signe de ce que la miséricorde divine veut faire en nous.

Notre réponse à ce monde en guerre est la fraternité, la communion et la famille. Nous nous sommes réunis ici pour prier. Prions un instant pour la paix dans le monde. Confiez à Dieu vos douleurs.

La scène des Apôtres le jour de la Pentecôte permet de comprendre quel est le plan de Dieu pour nous. Les disciples restaient enfermés dans une petite chambre, la peur s'était emparée d'eux. Alors l'Esprit-Saint s'est posé sur eux sous la forme de flammes en les poussant à prendre courage.

Dans les histoires des trois pèlerins qui ont témoigné et dans celle des Apôtres, nous voyons beaucoup de points communs dont le centre est la peur. Il peut s'agir de la peur pour notre vie et pour celle de nos proches, ou encore de la peur d'être rejeté. La peur mène à la fermeture et sa soeur s'appelle la paralysie. Vivre sans espoir et sans rêves est l'un des pires maux de l'homme. La paralysie nous prive de la beauté de la vie.

Il y a une paralysie qui soit dangeureuse et difficile à reconnaître: la paresse. Certains confondent le bonheur avec le divan sur lequel ils peuvent s'allonger et entrer dans le faux monde des jeux vidéos ou passer des heures devant l'ordinateur, en laissant se perdre le temps et les opportunités. Si nous restons ainsi enfermés chez nous, abrutis et inertes, ce seront les autres qui décideront pour nous. D'ailleurs, il est plus facile de contrôler des personnes étourdies que celles qui veulent répondre à Dieu et aux aspirations du coeur.

Nous ne sommes pas venus au monde pour « végéter », mais pour laisser une empreinte. En nous laissant envahir par le consumérisme, nous perdons la liberté. Nous nous paralysons nous-mêmes quand nous pensons que le bonheur est un synonyme de confort. À part la drogue, il y a beaucoup d'autres « drogues » socialement acceptées qui font de nous des esclaves.

Pour suivre Jésus, il nous faut du courage pour marcher sur des routes jamais rêvées. Dieu nous enseigne à le rencontrer dans l'autre, dans tous ceux qui vivent une difficulté, qui souffrent, qui ont quitté le chemin du bien. Dieu nous invite à faire de notre vie un don fait à lui et aux autres. Jésus transforme notre coeur en nous montrant un exercice, une tâche à accomplir pour le bien des autres.

Le secret est que Dieu veut quelque chose de toi, Dieu t'attend. Dieu vient rompre nos fermetures. Le monde sera différent si nous répondons à son appel, si nous donnons notre meilleur.

Le monde d'aujourd'hui vous demande d'être des protagonistes de l'histoire parce que la vie est belle à condition que nous voulions la vivre et y laisser une empreinte. Dieu a besoin de nos mains pour construire le monde d'aujourd'hui.

Quand le Seigneur nous appelle, nous, avec nos limites, bien faibles, pécheurs, il regarde ce que nous pouvons devenir, il voit l'amour que nous sommes capables de propager.

Aujourd'hui, Jésus t'invite à laisser une empreinte dans ton histoire et dans l'histoire des autres.

Ne vous fixez pas sur ce qui nous divise en pensant que comme cela, vous pourrez mieux vous protéger du mal. Les adultes ont besoin de vous pour partager la multi culturalité non comme une menace, mais comme une opportunité. Construisez des ponts au lieu d'élever des murs. Serrez les mains, créez maintenant un grand pont fraternel et d'autres ponts.

Jésus, qui est le chemin, la vérité et la vie, t'appelle aujourd'hui à laisser ton empreinte dans l'histoire. »


Monika Rutkowska

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