26-07 - 31-07-2016

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S’ouvrir à la Miséricorde – Une catéchèse de Mon Seigneur Barbarin

2016-07-29 / News



Catéchèse du Diocèse de Lyon, 28 juillet, à la basilique jésuite « Bazylika Najświętszego » animé par Mon Seigneur Barbarin, cardinal de Lyon, et le Groupe de l’Assomption (chants).

En cette deuxième matinée de catéchèse la basilique jésuite « Najświętszego » a accueilli des centaines de jeunes francophones, principalement du diocèse de Lyon mais aussi de Laval, Versailles, Gones, de Belgique, du Canada, de l’île Maurice et de Madagascar. L’ensemble de l’activité a été animé par le groupe international de l’Assomption et surtout présidé par le très célèbre Cardinal Barbarin.
Après la lecture du Bon Berger, qui invitait à réfléchir sur la bonté de Dieu, les jeunes JMJistes ont accueilli chaleureusement Mon Seigneur Barbarin, Cardinal de Lyon, pour la réflexion quotidienne sur la Miséricorde. Afin que les jeunes puissent mieux visualiser ce qu’est la Miséricorde, il les a invité les jeunes à relire la bible en remplaçant Jésus par Miséricorde.

« Comment ouvrir les portes à la Miséricordes ? »

Le Cardinal Barbarin a invité les jeunes à réfléchir sur la manière dont accueillir la Miséricorde dans la continuité de la réflexion de la veille, évoquant l’imminente nécessité de saisir la Miséricorde aujourd’hui comme l’indique Saint Luc dans son évangile.
Le cardinal a utilisé comme fil directeur de la réflexion l’une des phrases les plus parlantes du Pape François à propos du thème des JMJ 2016 : «  Tu ne seras capable d’être miséricordieux avec les autres que si tu t’es laissé investir par la miséricorde ». C’est aussi au travers de nombreux exemples bibliques et religieux, tels que le fils prodigue, Charles de Foucault, Saint Pierre ou encore Zachée, que Mon Seigneur Barbarin a démontré que la Miséricorde de Dieu commence par le Pardon et la Réconciliation avec Dieu.

En effet, selon lui, la première barrière que nous nous posons est la peur du jugement, or Dieu ne nous juge pas. Il nous écoute, nous pardonne et nous envoie transmettre son message d’Amour. C’est bien ce que montre les nombreux exemples utilisés, de grands pécheurs qui une fois en communion avec Dieu ne porte plus guère attention au jugement des hommes car ils se sont réconciliés avec Dieu mais aussi avec eux même. Cependant, il souligne que s’ouvrir à Dieu n’est pas forcément facile, c’est même très dur. Dieu peut se présenter de diverses manières au travers de diverses personnes, c’est aussi là une invitation à faire attention aux autres et au monde qui nous entoure pour voir et accueillir la Miséricorde dans nos cœurs.

Marie, où la Miséricorde incarnée   

Il a ensuite invité les jeunes à observer Marie, qui selon lui est « la personne qui décrit le mieux la Miséricorde». Dans le Magnificat, on peut voir qu’à partir de l’annonce de sa grossesse par l’ange, Marie disparait au profit de la Miséricorde de Dieu. Ce n’est plus la personne qui est mise en valeur, mais les actions de Dieu et les personnes sauvés qui le sont. Selon lui, la phrase qui illustre et résume le mieux la Bible est «  Sa Miséricorde s’étend d’âge en âge ».

Il a conclu en demandant aux jeunes de discuter une dizaine de minute ensemble sur sa présentation et sur cette question : « Etes-vous capable de voir autour de vous les actes de Miséricordes dont vous êtes témoins ? ».
Pour Adélie, Edith, Marie-Camille et le Novice Assomptionniste Clément, la Miséricorde « c’est pour tout le monde, tout le temps ». Laisser la Miséricorde agir en nous « c’est une expérience unique à chacun ». Marie-Camille elle se demande si « La Miséricorde est toujours liée au Péché» étant donné que nombre des exemples cités par le Cardinal sont des pécheurs mais que c’est la Vierge Marie qui incarne le mieux la Miséricorde.

« Ouvrez les portes et chassez la peur »

Dans la seconde partie, plus pratique, le Cardinal s’est appuyé très largement sur Jean Paul II leur rappelant qu’il faut qu’ils chassent leur peur pour «  Ouvrir toutes grandes les portes au Christ ». La première chose à faire est prié, puis se confesser avant de se laisser la miséricorde nous guider. Il a ici rappelé comment le Pape François est rentré dans les ordres, à 17 ans, où au moment de recevoir l’absolution de ses péchés lors d’une confession, Jésus lui a dit «  Je t’ai pardonné, j’ai besoins de toi ».

Le Cardinal a ensuite répondu à quatre questions du public :
-    Ne devrait-on pas parlé de la Miséricorde de l’Eglise ? car elle n’est pas parfaite ?
Selon le Cardinal, il n’est pas nécessaire de parler de l’Eglise car l’Eglise n’est qu’un outil pour mener vers l’Amour de Dieu. Comme Marie, l’Eglise doit s’effacé au profit de la Gloire de Dieu.
-    Pourquoi Jésus est-il mort sur la croix ?
« La mort sur la Croix est le symbole du sacrifice ultime de Jésus, car Jésus nous a aimé à l’extrême et c’est là notre plus grande joie. »
-    Est-ce que laisser les portes ouvertes à Dieu c’est la même chose que s’abandonner à Dieu ?
Pour Mon Seigneur Barbarin oui mais il faut faire attention dans l’abandon à Dieu, car il ne faut pas que la liberté soit affectée. Il faut que notre liberté soit mise à la disposition de Dieu pour réaliser ces œuvres.
« Il m’a choisi, au moment où il m’a fait miséricorde ».

Il a conclu son intervention en indiquant ce que les Papes depuis Jean Paul II ont apporté à l’Eglise et aux jeunes, en soulignant la bonté et l’attention du Pape François envers ceux qui souffrent le plus. Avant d’inviter les jeunes à la messe, il leur a cité la devise du Pape François « Il m’a choisi, au moment où il m’a fait miséricorde ».


Valérie Zongo

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